
Notre histoire
Notre histoire est celle d’une main tendue, d’une alternative à l’indifférence et à la stigmatisation dans un Occident où une partie de la jeunesse se vit comme déprimée, démotivée, larguée, se croyant “nulle” par « un sentiment d’incompétence acquis », selon l’expression de A. Bandura.

Une pédagogie née du terrain
Quand Marie Milis passe de la recherche en mathématiques aux États-Unis à l’enseignement en zone prioritaire (« D+ ») en Belgique, elle se heurte au mur des refus d’élèves dégoûtés par les échecs accumulés dans leur « pire branche ». Observatrice et chercheuse, elle constate l’énorme besoin de valorisation et de respect de ces jeunes à fleur de peau. Avec eux, pour eux, elle invente les formes d’une pédagogie participative.
Pour avancer dans la jungle des aléas liés à l’invention d’un autre mode relationnel, pédagogique et didactique, Marie Milis crée avec Isabelle Stengers et Michèle Garant l’association internationale Adomath. Initialement association de recherche et de soutien dans les analyses de terrain, elle devient assez rapidement une association de formation et d’accompagnement des jeunes et des adultes.

Quand les élèves deviennent acteurs
Dès lors, ses classes se transforment en laboratoires et ses élèves rebelles deviennent acteurs en mathématiques, une aventure qu’elle relate dans plusieurs ouvrages parus à Chronique Sociale. Lorsqu’ils et elles réussissent des examens exigeants devant un jury universitaire, Marie Milis croit avoir relevé le défi essentiel: leur permettre de quitter les vieilles guenilles mortifères de croyances en leur nullité.
Ce ne fut pas encore le cas !
Il manquait une pièce à l’édifice pédagogique, qui leur permettrait de se reconnaître réellement comme auteur à la source de leur réussite, et de s’en approprier pleinement la responsabilité en la célébrant.

La naissance de l’autolouange
C’est ce constat qui a été à la source de l’étape suivante de la pédagogie de Marie Milis, avec l’élaboration de l’autolouange. Conçue à partir de 3 consignes simples : proclamer un texte, toujours à la première personne, en « je », avec amplification (métaphore, souffle, grandeur) et authenticité, cette proposition s’est révélée d’une grande puissance et porteuse d’une véritable restauration pour ces jeunes en perte de sens d’eux-mêmes.
L’impact fut tel parmi ces jeunes, individuellement et collectivement, que Marie Milis s’est mise à en parler, à partager, à diffuser, à accompagner et à former. Aujourd’hui, Adomath assure la formation des enseignants belges à la pratique de l’autolouange.

De la Belgique au monde francophone
Rapidement, l’autolouange a quitté son terreau natal belge : des facilitateurs et facilitatrices sont actifs en France, en Belgique, en Suisse et au Québec, chacun·e donnant sa couleur à cette pratique aux racines millénaires, restaurée pour ces temps de mutations et vitalisée par ces myriades de talents.

La naissance et la vocation de l’Institut
En 2019, le Préfet d’Île-de-France invite l’autolouange comme pratique pour fédérer les équipes locales des toutes nouvelles Cités éducatives. L’Institut de l’Autolouange naît de cet élan.
Adomath et l’Institut œuvrent dès lors de concert pour diffuser cette pratique plus largement que sur le terrain de l’éducation.
L’Institut ancre ainsi une double vocation :
-
Diffuser la pratique de l’autolouange à tous, en l’insérant notamment dans les contextes qui nécessitent de restaurer la confiance en soi, l’estime de soi et de l’autre.
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Fédérer les praticien·nes formé·e·s, et les accompagner dans le développement de leur pratique, selon leurs talents et leurs domaines d’intervention.
Pour cela, l’Institut propose une palette de ressources : des formations de praticien·nes et/ou de
facilitateurs·trices de l’autolouange, des laboratoires permettant des échanges d’expériences, des
accompagnements pour de nouveaux projets créatifs, des conférences et des outils concrets comme
supports (jeux, ouvrages de références, etc.).
