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Éducation

Une pratique née en classe

Dans une société où de plus en plus de jeunes s’intègrent difficilement voire se sentent exclus, terrassés de multiples angoisses (climatique, financière, professionnelle, d’avenir,…), l'école semble démissionner de ses fonctions d'épanouissement et de découvertes. Elle n’arrive plus à offrir aux jeunes, blasés, démotivés, autre chose que des créneaux de transmission dévitalisés et des enseignants fatigués. Cette école en perte de vision et d’impact fédère trop souvent les découragements et distille des expériences de dévalorisation et de perte de confiance. L'autolouange est née dans cet espace, de ces constats et d’une irrépressible envie de se donner les moyens d’ouvrir pour chaque jeune les portes de son avenir.

Une pratique née en classe

Avec ses élèves de terminales, fragiles et multirécidivistes de l’échec surtout en mathématiques, Marie Milis a mis en place une pédagogie participative dont témoigne son livre Pour une pédagogie interactive en mathématiques et ailleurs. Alors qu’ils étaient porteurs de nombreux stigmates de « nullité » et « du sentiment d’incompétence acquis », selon l’expression d’Albert Bandura, ils deviennent acteurs de leurs apprentissages. Toutefois, lorsqu’ils réussissent des examens exigeants devant jurys universitaires en mathématiques, ils ne quittent pas la croyance de leur incompétence. Ils ne s'approprient pas leurs victoires !


Marie Milis invente alors, avec eux et pour eux, la pratique de l’autolouange contemporaine. Elle les invite à découvrir en soi l’être digne, la splendide singularité et la vitalité du héros qui a réussi ces examens pensés inatteignables. Lorsqu’ils s’entendent se proclamer, en « je » avec humilité et sincérité, ils se découvrent habités, honorés d’être celle ou celui qui a dit ces mots.


Les effets ont été considérables tant au niveau individuel que collectif. Outre le fait de se découvrir habité de vitalité et de projets, les élèves se sont rendu compte qu’il y a « du même dans l’autre ». Devenus acteurs de leurs apprentissages ils ont reconnu leur valeur et celle des autres, ce qui modifia profondément le vécu de la classe devenue solidaire.

 

Depuis, plus de 800 enseignants ont été formés en Belgique et une bonne centaine dans le canton de Genève, faisant de l'autolouange une approche reconnue pour nourrir la confiance en soi, l’estime de soi et de l’autre, la créativité, la solidarité et les compétences relationnelles à l'école et en dehors. C’est aussi une pratique de lutte contre le harcèlement.

FAQ

Questions concrètes

Exemple de projets

Prévenir le harcèlement scolaire avec Educ'AT

En partenariat avec l'association Educ'AT, experte dans la prévention du harcèlement scolaire par une éducation à la paix favorisant la coopération et les apprentissages, Florence Cadot et l'Institut de l'Autolouange ont proposé en 2025 un parcours d'autolouange à quatre classes de primaire de Bonneuil-sur-Marne.


À travers l'autolouange, les enfants ont exploré leurs qualités, leurs forces et leurs rêves. Le parcours s'est terminé par une lecture publique lors de la kermesse de l'école : une occasion
pour les enfants de porter leur propre parole devant leurs familles et leur communauté scolaire.
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Exemple de projets
Témoignagnes

Avant, je croyais que l'école était faite pour me remplir.

Maintenant je sais que j'ai quelque chose à l'intérieur.

Et je vais me battre pour le réaliser.

Gracien

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