À quoi sert l’autolouange ?
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Dernière mise à jour : il y a 12 heures
Un malentendu fréquent
La question « à quoi sert l’autolouange ? » prend parfois une forme dubitative : « Que peut
bien apporter l’autolouange ? » Ceux qui projettent gonflette et effet Coué dans cette pratique
en expriment sinon le dégoût, au moins la méfiance.
Pourtant, il ne s’agit ni de s’envoyer des fleurs ni de se tartiner de positivité. Aucune intention
de s’envoyer de la louange, aucune volonté de dopage surfait et hautement sélectionné à la
seule source du positif.
Une écoute inconditionnelle de soi
Par l’autolouange, il s’agit d’être humblement à l’écoute de ce qui nous anime, de cette source
en nous d’où pétille la vie.
Cette écoute requiert une totale disponibilité à ce qui est, sans filtre. Aucun jugement sur ce
qui monte du cœur à la parole : seulement une acceptation inconditionnelle de toutes les
facettes que l’être révèle.
Par l’autolouange, je me révèle : aux autres et à moi-même.
Je m’expérimente vivante en chaque recoin de moi-même.
Je me restitue l’entièreté de mon histoire et de mes perspectives.
Je découvre le cap de ma mission de vie et les moyens d’y arriver.
Je donne voix à des paroles si puissantes, venues de ces terra incognita en moi-même, que
j’en fais des amulettes à me répéter souvent pour réaligner ma vie sur mon cap.
Des pratiques multiples et singulières
Chaque facilitateur utilise sa personnalité et ses compétences professionnelles pour donner à
l’autolouange des usages singuliers et créer des synergies fécondes.
Ainsi, Marie Muyard a créé les contolouanges, en associant contes de fée et autolouange.
Bénédicte Depleplanque a initié la photolouange : par l’écriture de lumière et celle des mots,
elle révèle des splendeurs oubliées ou ignorées.
Au sein d’Hericontage, Chantal N’Garambé retisse des liens, grâce à l’autolouange, avec sa
pratique sœur du Kivugo laissée au Rwanda.
Des centaines d’enseignant.e.s offrent l’autolouange dans leurs classes, pour effacer ces si
nombreux tatouages de nullité dont l’école a oblitéré tant d’enfants, et créer de la solidarité
entre apprenants.
L’autolouange est aussi convoquée à l’hôpital pour redonner au patient puissance et
participation dans sa guérison.
Une pratique qui relie
L’autolouange est un puissant team builder : reconnaître qu’« il y a du même dans l’autre »
crée des liens forts !
Par sa façon de restituer à chacun sa dignité, elle lutte contre le harcèlement scolaire en
changeant le regard sur soi et sur l’autre. De nombreuses facilitatrices utilisent l’autolouange
en ce sens dans l’enseignement primaire et secondaire.
Une portée politique et créative
La réinsertion de l’autolouange dans notre culture a aussi une dimension politique. Pascale
Lenk, rédactrice en chef de Psychologie Magazine (dont le hors-série actuel fait une belle
place à l’autolouange) le rappelle en ces termes forts et inspirants : « Non, ce n’est pas de
l'égoïsme. Ni du narcissisme. Chercher à mieux se connaître, à définir ses valeurs (…) sont
aussi des armes pour résister à la violence et tenir debout face à l'injustice du monde. »
Par la pratique de l’autolouange, chacun·e retrouve la saveur et l’expression de sa
singularité, tout en se connectant à une humanité partagée qui nourrit la complicité au-delà
des identités centrées sur elles-mêmes.
Le collectif retrouve des couleurs. Des pensées étonnantes émergent.
De nouvelles pistes voient le jour et s’expriment.
Plutôt que d’aller tous dans le même sens – celui des plus forts – le pluriel redevient un
bouquet de variations et de possibilités.
Nous quittons le gris de la norme normée pour retrouver une palette créative… et peut-être de
nouvelles solutions aux enjeux contemporains.
Au fond, c’est par l’expérience que chacun peut le mieux répondre à la question : « à quoi
sert l’autolouange ? ». En la vivant, on découvre par soi-même le souffle et la couleur qu’elle
peut apporter à nos vies.
Pour explorer cette pratique, l’Institut vous propose de nombreuses occasions de la découvrir :
ateliers en ligne et en présentiel, formations de 7 jours et un annuaire de facilitatrices et
facilitateurs en France, en Belgique, en Suisse et au Québec. Toutes les informations sont sur
notre site.
Pour aller plus loin,
Se proclamer pour exister, coordonné par Ophélie Schnoebelen et paru à Chronique sociale,
fournit une analyse détaillée des compétences transversales développées chez les jeunes grâce
à l’autolouange, notamment la communication, la collaboration ainsi que la pensée créatrice
(selon le canevas du Plan d’Etudes Romand).



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